"Very Bad Trip 3", la critique :
Ce troisième opus, s’annonçant comme le dernier est, certes un cran en dessous des deux autres, mais conclu de belle manière cette saga déjà culte.
Le premier Very Bad Trip était très réussi - un film inattendu au résultat extrêmement drôle montrant au grand jour le comique talentueux qu’est Zach Galifianakis. Le second, au scénario très feignant (simple remake de l’excellent premier opus) restait cependant une réussite puisqu’il parvenait à nous faire rire avec certaines séquences irrésistibles.
On retrouve donc pour la troisième fois Phil, Alan, Doug et Stu qui ont vu deux années passées depuis le mariage de ce dernier à Bangkok. Alors que chacun a repris une vie normale, seul Alan (Zach Galifianakis) semble ne pas avoir trouvé son équilibre. Ayant arrêté de suivre son traitement, ce dernier laisse libre court à tous ses fantasmes (plus délirants soient-ils). Il est alors temps pour ses meilleurs amis, Phil, Stu et Doug d’intervenir. En route pour un centre qui aidera Alan à traverser la crise qu’il connait, il est logique que la meute connaisse quelques embuches.
On doit dire qu’après un second opus scénaristiquement décevant peu de choses nous poussaient à retourner en salle pour voir la suite, c’était sans compter l’enthousiasme de retrouver cette meute déjantée et les personnages attachant qui la composent. Car la joie que les acteurs ont à se retrouver pour ce dernier acte est communicative.
Si on connait la difficulté de faire trois films possédant une énergie et un rythme constant, Very Bad Trip n’échappera pas à la règle. Comme on pouvait le prédire, cet épisode se place un ton en dessous des précédents. Cependant, le film détient des séquences étonnantes, des répliques drôles et subtiles et des références aux premiers opus auxquelles nous accorderont des sourires complices. Si cette fois, il n’y a pas de mariage, ni enterrement de vie de garçon, ni gueule de bois, il reste deux facteurs qui engendreront la réussite de cet ultime opus : Alan et Chow. Car en effet, la production a bien saisie les éléments phares de la saga en ces deux personnages. Ici, Alan est tout aussi comique, attachant et pénible que Chow est imprévisible.
On comprendra donc que, malgré la difficulté de faire trois volets sur la même trame, le plaisir de retrouver la meute et la bonne humeur qu'elle transmet suffit à nous combler. Comme dans chaque épisode, le scénario «montagne-russe» nous emportera dans les situations les plus folles pour faire de cet ultime volet un film réussit et une bonne conclusion de cette saga cultissime.
3.5/5.


