Critique "La Chute de la Maison Blanche" :
Mike Banning, ancien garde du corps du président des Etats-Unis, a été rétrogradé au poste des ‘’papiers’’ des services secrets. Il assiste à l’attaque de terroristes Nord Coréens prenant la maison blanche, le président et son fils en otage. Deux ans après la mort accidentelle de la première dame, pour laquelle il a été tenu responsable, Mike Banning a l’occasion de se racheter et de prouver sa loyauté au pays.
Et c’est Gérard Butler qui mène la danse dans cet hymne à la pyrotechnie et au patriotisme. Sans réelle singularité, peinant à se démarquer.
Il n’y aura donc guère de renouveau dans ce ‘’La chute de la maison blanche’’. Certes, le film offre le « minimum syndical » du genre, c'est-à-dire : un héros qui a une gueule, des retournements de situations (en majorité prévisibles), des bagarres, de nombreuses fusillades ou autres explosions... mais c’est encore une fois déjà-vu. Peinant à offrir un nouveau souffle à un récit sans identité, Antoine Fuqua, le réalisateur, passe par tout les stéréotypes du film d’action et se permet même de faire de beaux discours et autres grandes phrases sonnant à nos oreilles comme de lourdes leçons de patriotisme.
Dans cet actionner, qui n’est pas raté en soi, réside tout de même un gros bémol, c’est sans nul doute son manque de second degré. Le film se prend trop au sérieux au point de faire l’impasse sur l’humour. Humour qui rappelons-le a fait les beaux jours de certaines sagas (Die Hard en fer de lance).
Pour résumer, le film tente de faire son trou là où Schwarzie, Stallone, Siegel, Willis, Norris... on déjà fait, depuis longtemps, le leur. Le générique enclenché, le film aussitôt oublié.
2/5.
