Critique "Lincoln" :
Il faisait déjà 10 ans que Spielberg se penchait sur le projet Lincoln; grand admirateur du 16ième président des Etats-Unis, le réalisateur a pris le choix de se limiter aux 4 derniers mois de sa vie. Ces mois qui symbolisent ceux durant lesquels Abraham Lincoln se battit afin de faire voter le 13ième amendement, et donc, l’abolition de l’esclavage sur le sol américain.
Pour cela, Spielberg a choisit un casting à la hauteur du projet. A l’image du premier rôle (Daniel Day Lewis, tout bonnement parfait en A. Lincoln) ce casting réserve des acteurs de second, voir troisième rôle, d’une qualité rare (Sally Field, Tommy Lee Jones, Joseph Gordon Levitt pour ne citer qu’eux…). Dans la ligné des points qui ne sont à redire dans ce biopic, les costumes, décors et reconstitutions sont les fers de lance. Ceux-ci nous plongent dans l’univers poignant du XIXème siècle et rend ce récit historique encore plus juste.
Cependant, en comparaison avec son dernier film, le sublimissime Cheval De Guerre, la bande-son est bien moins présente et pèse moins sur le film ; ce qui est regrettable avec un compositeur de la trempe de John Williams, qui avait été capable de sortir deux bandes originales (pour Tintin et Cheval de Guerre) en une seule année de très très grande qualité.
Par ailleurs le film met un certain temps à se mettre en place mais monte crescendo et devient réellement passionnant grâce à des discours et dialogues saisissants. Les scènes de débats entre les différents partis pour faire voter l’amendement sont captivantes et Spielberg parvient à décrire un réel combat sans jamais avoir recours au spectaculaire.
Ce drame totalement dévoué à l’Histoire est signé par un grand Steven Spielberg. Etant totalement maître de son sujet, il dépeint la fantastique et ambitieuse histoire d’un grand Homme, l’Américain le plus influent de l’Histoire.
4/5.
