"Non-Stop", zone de turbulences pour Liam Neeson.
On arrête plus le héros Liam Neeson. Après "Sans Identité" (réalisé par Jaume Collet-Serra, aussi auteur de ce "Non-stop") et les deux opus de "Taken", l’irlandais Liam Neeson renoue avec un personnage du même acabit. Le signal d’alarme est tiré pour un de nos acteurs fétiche qui semble s’enfermer dans ce genre de rôle. Ici, il campe de nouveau un héro tourmenté. Bill Marks est un agent de la police de l’air alcoolique et hanté par le décès de sa fille. Alors qu’il officie sur un long courrier, une personne qui se dit être passagère du vol le contacte par SMS. Elle demande une rançon de 150 millions de dollars sans quoi un passager mourra toutes les 20 minutes. Ce thriller retenti comme un échec à nos oreilles. Assez convenu, ce Non-Stop ne dépassera par le grade de simple action-movie.
« 146 passagers. 146 suspects ». Faute à des personnages conventionnels, à un rythme trop régulier et à des clichés attendus, ce thriller ne parvient pas à nous mettre sous pression. Dénué d’extravagance et de surprise, le film enchaine suspicions, révélations et retournements de situation sans accrocher le spectateur. Même la séquence finale, sensée être explosive, parait fade quand on a encore en tête le saisissant crash que nous proposait Flight il y a tout juste un an.
Une sécurité utopique ? Si c’est dans la forme que le film pêche, le réconfort viendrait du fond. Car s’il y a un point à accorder du coté réussite, c’est son message. En mettant en scène la phobie américaine post 11 septembre qu’est le détournement d’avion, Collet Serra transmet son point de vue sur une soi-disant sécurité renforcée, pour lui illusoire.
Un film qui aurait dû être claustrophobique et chargé de suspense se trouve sans éclat. Le bien seul Liam Neeson tente relever le cachet d’un film sans panache, qui finalement ne décolle jamais.
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2/5
